Benedetta, bénie entre les sœurs

Paul Verhoeven prouve à nouveau qu’il est le maître des désirs féminins les plus secrets, après ELLE dans lequel Isabelle Huppert campait une femme d’affaire victime de violes à répétition et qui semblait en tirer un étrange plaisir, il met en scène une passion lesbienne entre sœur Benedetta (Virginie Efira) et la novice sœur Bartolomea (Daphne Patakia).

L’histoire se déroule dans le couvent des Theatiennes de Prescia dans l’Italie du XVIIe siècle. La peste fait rage partout sauf dans la ville qui se croît sous la protection de sœur Benedetta, élue mère supérieure après avoir reçu les stigmates du Christ, soit les mains et les pieds trouées par les clous de la croix et les cicatrices de la couronne d’épines sur son front.

Dans l’ensemble le film est une vraie bizarrerie un peu bigotte pleins de moments loufoques pas vraiment assumés. Lorsque le Christ parle à travers Benedetta d’une voix grave, l’absurde touche à son apogée. J’ai un peu ri par moment tellement certaines scènes frisent le ridicule.

Efira fait bella figura en nonne illuminée et forme un couple torride avec la jeune Patakia. Sans oublier Charlotte Rampling, sœur reverante détrônée par Benedetta. On note aussi une belle performance de Louise Chevilotte en sœur Christina. Vers la fin Lambert Wilson fait une apparition mémorable en Nonce venu de Florence pour faire justice. Le tout culmine dans une scène de bûcher pathétique mais je ne voudrais pas en dire plus.

Malgré tout le film m’a plu et je me suis à nouveau laisser prendre au jeu de Verhoeven.

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