Un moment de répit

Depuis une semaine je suis au chômage et franchement je ne regrette pas d’avoir arrêté de travailler à une heure et demie de mon domicile.

Pour l’instant je ne stresse pas. J’essai d’envoyer une postulation tout les deux jours et je profite du temps libre.

Quand vous est-il arrivé pour la dernière fois d’avoir une semaine entière de temps à organiser vous même?

Le temps est une denrée rare dans notre société. Dès qu’on entre dans le monde du travail on s’engage à mettre son temps au service d’un employeur.

Bien sûr il y a la nécessité de travailler, de gagner sa vie, d’alimenter sa famille, oui, j’avoue que c’est une bonne raison de poursuivre une activité professionnelle plus ou moins lucrative.

Mais restons raisonnable: pourquoi consacrer sa vie au développement et à l’enrichissement d’une entreprise qui ne correspond pas à 100% à sa vision du monde? La poursuite du bonheur, et je pense à celle du bonheur professionnel, ne commence-t-elle pas par le bonheur de l’employé/e?

Depuis bientôt une année, je réfléchis à la question de l’indépendance professionelle. C’est-à-dire le recoupement de l’employé et de l’employeur dans une et même personne.

Etre indépendant cela veut dire ne pas avoir de patron, certes, ou plutôt être son propre patron. Cela veut dire avoir toute la responsabilité du bien-être de son entreprise.

L’idée est radicale et j’avoue qu’elle est très attrayante. Rien de plus barbant que d’être un petit écrou dans une grosse machine. Non pour moi l’entreprise, ou plus précisément les petites et moyennes entreprises, doivent être gérer par des employé/employeur à parts égales. Mon père par exemple avait un bureau d’architecte avec un partenaire ingénieur. Une Sàrl dans laquelle chaque partenaire était responsable de ses propres projets. Avec les années se sont joint à l’équipe une secrétaire, une dessinatrice et un chef de chantier.

Sans vouloir idéaliser ce modèle là – je me souviens encore des nuits blanches que mon père a passé à travailler sur des concours d’architecture quand j’étais petit – je pense qu’être indépendant dans la vie professionelle c’est ce qu’il y a de mieux.

L’indépendance. Le mot évoque un grand chapitre de l’Histoire: la déclaration d’indépendance des Etats-Unis. Et oui l’indépendance a une forte dimension politique. Et peut-être que l’indépendance politique est encore plus difficile à maintenir. Du moins si je reprends l’exemple de mon père qui choisi de quitter son partie du centre à la suite d’une alliance de ce dernier avec des politiciens de l’UDC.

Revenons en au chômage. Ce mot me plaît. Chômer c’est rester chez soi. On connait l’expression utilisée souvent dans le médias: “ça remue dans les chaumières”. La chaumière. Le toit de chaume. Ces homonymes renvoient à l’idée d’un moment passé dans son logement.

Robin Rhode: «Nigerian Sands»

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